Techniques pour optimiser votre départ en sprint

Technique Départ Sprint : Guide Complet pour Optimiser vos Performances en Course de Vitesse

La technique départ sprint constitue l’élément déterminant qui sépare les sprinters d’élite des coureurs amateurs. Que vous soyez athlète confirmé évoluant en compétition nationale ou débutant passionné cherchant à améliorer ses chronos, la phase initiale de votre sprint peut déterminer l’issue de toute votre course. Dans un sport où les victoires se jouent parfois au centième de seconde, maîtriser parfaitement cette phase d’accélération devient absolument crucial.

Les records du monde actuels démontrent l’importance capitale du départ dans les performances de sprint. Usain Bolt, détenteur du record du monde du 100 mètres en 9″58, n’était pourtant pas reconnu pour ses qualités de départ, compensant cette relative faiblesse par une vitesse de pointe exceptionnelle. À l’inverse, de nombreux sprinters ont bâti leur succès sur une technique départ sprint irréprochable, prenant des avantages décisifs dès les premiers mètres.

Cette phase d’accélération, qui représente généralement les 30 premiers mètres d’une course de 100 mètres, peut déterminer jusqu’à 40% du résultat final. Les enjeux sont donc considérables, et chaque détail technique compte pour optimiser cette séquence cruciale. Comprendre et maîtriser les principes biomécaniques du départ vous permettra de gagner ces précieuses fractions de seconde qui font toute la différence entre une performance moyenne et un résultat exceptionnel.

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Préparation Physique et Mentale pour un Départ Explosif

La préparation d’un départ explosif commence bien avant de se positionner derrière les starting-blocks. Votre corps doit être parfaitement préparé pour produire une puissance maximale dès les premiers instants, nécessitant une stratégie d’échauffement spécifique et progressive. Cette préparation ne se limite pas aux aspects physiques mais englobe également la dimension mentale, souvent négligée mais déterminante dans l’optimisation de la technique départ sprint.

Protocole d’Échauffement Spécialisé

Un échauffement efficace pour le sprint doit respecter une progression logique d’intensité et de spécificité. Commencez par 10 à 15 minutes d’activation cardiovasculaire modérée (jogging léger, corde à sauter, vélo stationnaire) pour augmenter progressivement votre température corporelle centrale. Cette élévation thermique optimise la viscosité musculaire et améliore la conductivité nerveuse, deux paramètres essentiels pour la production de force explosive.

Enchaînez ensuite avec des exercices dynamiques ciblant spécifiquement les groupes musculaires sollicités lors du départ : talons-fesses dynamiques, montées de genoux hautes, fentes dynamiques multidirectionnelles et skipping varié. Ces mouvements activent sélectivement vos fibres musculaires à contraction rapide (fibres de type II) et préparent votre système nerveux central à la coordination complexe requise par la technique départ sprint.

L’intégration d’exercices pliométriques légers (bonds, sauts multiples, sprints courts de 10-15 mètres) complète cette préparation en activant les mécanismes de stretch-shortening cycle, fondamentaux dans la production de puissance explosive. Cette séquence prépare optimalement vos muscles, tendons et système nerveux aux contraintes mécaniques intenses du départ sprint.

Préparation Psychologique et Concentration

L’aspect mental revêt une importance cruciale souvent sous-estimée dans l’optimisation de la technique départ sprint. Avant de vous positionner en starting-blocks, prenez quelques instants pour vous concentrer et visualiser mentalement votre départ parfait. Cette technique de visualisation, largement utilisée par les sprinters d’élite, permet d’optimiser la coordination neuromusculaire et de réduire le temps de réaction au signal de départ.

Développez une routine pré-départ standardisée que vous suivrez systématiquement lors de chaque tentative : quelques sautillements légers pour maintenir l’activation musculaire, une rotation contrôlée des épaules pour relâcher les tensions, puis une séquence respiratoire spécifique (inspiration profonde suivie d’une expiration contrôlée) avant de vous mettre en position. Cette régularité comportementale conditionne progressivement votre corps et votre esprit à passer instantanément en mode « performance maximale » dès que vous entendrez le signal de départ.

La gestion du stress et de l’anxiété pré-compétitive influence directement la qualité de votre technique départ sprint. Des niveaux d’activation optimal permettent une production de force maximale, tandis qu’un stress excessif peut altérer la coordination motrice et augmenter le temps de réaction. Utilisez des techniques de relaxation active (respiration diaphragmatique, relâchement musculaire progressif) pour maintenir un état psychophysiologique optimal.

Biomécanique et Positionnement Optimal en Starting-Blocks

La position de départ idéale en starting-blocks repose sur des principes biomécaniques précis que vous devez adapter à votre morphologie individuelle et à vos caractéristiques de force. Contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de position universelle parfaite, mais plutôt des principes généraux à personnaliser selon vos spécificités physiques et techniques.

Configuration et Réglage des Starting-Blocks

Le réglage optimal des starting-blocks constitue le fondement d’une technique départ sprint efficace. La distance entre les deux appuis doit être calculée en fonction de votre taille et de votre souplesse articulaire. Pour la majorité des sprinters, le pied avant se positionne à environ 40-45 cm de la ligne de départ, tandis que le pied arrière se place à 80-90 cm, créant un écartement inter-appuis d’approximativement 45-50 cm.

L’angle d’inclinaison des starting-blocks mérite une attention particulière. Le bloc avant sera généralement réglé à un angle de 45-50 degrés, permettant un appui puissant du pied avant, tandis que le bloc arrière adopte un angle légèrement plus faible (40-45 degrés) pour optimiser la poussée du pied arrière. Ces réglages permettent d’obtenir les angles articulaires optimaux au niveau des genoux lors de la position « Prêts ».

La hauteur des blocs influence directement la distribution des forces et l’efficacité de la poussée initiale. Des blocs trop hauts limitent l’amplitude de poussée, tandis que des blocs trop bas augmentent la distance de poussée mais peuvent compromettre l’explosivité. L’ajustement optimal varie selon les sprinters et nécessite souvent plusieurs sessions d’expérimentation pour être parfaitement maîtrisé.

Position « À vos marques » : Fondements Techniques

La position « À vos marques » établit les bases mécaniques de votre technique départ sprint. Vos mains doivent être positionnées légèrement plus larges que vos épaules, directement derrière la ligne de départ, avec les doigts formant un pont stable (seuls le pouce et les autres doigts touchent le sol). Cette configuration garantit un support stable tout en permettant une libération rapide au moment du départ.

L’alignement corporel optimal forme une ligne droite harmonieuse de la tête aux hanches. Votre tête doit rester dans le prolongement naturel de votre colonne vertébrale, évitant toute tension cervicale qui pourrait affecter votre équilibre et votre temps de réaction. Les épaules se positionnent légèrement en avant de la ligne formée par vos mains, créant un léger déséquilibre vers l’avant qui favorisera l’explosion vers l’avant.

La répartition du poids corporel dans cette position influence directement l’efficacité de votre départ. Environ 60% de votre poids doit reposer sur vos mains et bras, 30% sur votre pied avant et 10% sur votre pied arrière. Cette distribution permet une poussée optimale des membres inférieurs tout en maintenant un équilibre stable.

Position « Prêts » : Optimisation de la Puissance

À la commande « Prêts », la technique départ sprint entre dans sa phase critique de préparation explosive. Élevez vos hanches de manière à les positionner légèrement au-dessus du niveau de vos épaules, créant un angle optimal pour la première poussée. Cette élévation modifie fondamentalement la géométrie articulaire et permet une production de force maximale lors de l’extension des membres inférieurs.

Votre genou avant doit former un angle d’environ 90 degrés, position qui optimise la relation tension-longueur des muscles extenseurs de la jambe. Le genou arrière adopte un angle légèrement plus ouvert, généralement compris entre 120 et 130 degrés, permettant une poussée puissante et complète. Ces angles articulaires correspondent aux positions de force optimale des principaux groupes musculaires impliqués dans l’extension.

La redistribution du poids corporel dans la position « Prêts » modifie l’équilibre vers une configuration encore plus favorable à l’explosion vers l’avant. Le pourcentage de poids supporté par les mains diminue légèrement (50-55%) tandis que la charge sur le pied arrière augmente (35-40%), le pied avant conservant environ 10-15% du poids total. Cette répartition optimise le potentiel de poussée tout en maintenant la stabilité nécessaire.

Séquence de Départ et Phase d’Accélération Initiale

La séquence de départ proprement dite représente le moment culminant de la technique départ sprint, où toute la préparation antérieure se concrétise en mouvement explosif. Cette phase, d’une durée approximative de 0,3 à 0,5 seconde, détermine largement l’efficacité de toute votre accélération initiale et influence significativement votre performance finale.

Temps de Réaction et Explosivité

Le temps de réaction au signal de départ constitue le premier paramètre technique mesurable de votre performance. Les sprinters d’élite présentent généralement des temps de réaction compris entre 0,120 et 0,180 seconde, valeurs considérées comme optimales par la Fédération Française d’Athlétisme. Un temps de réaction inférieur à 0,100 seconde est considéré comme un faux départ selon les règlements internationaux.

L’optimisation du temps de réaction dépend de facteurs neurophysiologiques complexes incluant la vitesse de conduction nerveuse, la qualité de la préparation du système nerveux central et l’efficacité de la coordination intermuscualire. Un entraînement spécifique incluant des exercices de réactivité, des départs avec signaux variés et des séances de préparation mentale peut améliorer significativement ce paramètre.

La phase d’explosivité immédiatement consécutive au signal sollicite maximalement votre capacité de production de force rapide. L’action combinée des membres inférieurs et supérieurs doit être parfaitement synchronisée pour optimiser l’accélération initiale. Les forces développées lors de cette phase peuvent atteindre 3 à 4 fois le poids corporel, soulignant l’importance d’une préparation physique spécialisée.

Coordination des Membres et Première Foulée

La première action motrice consiste en une poussée simultanée et explosive des deux jambes dans les starting-blocks, accompagnée d’un balancement puissant des bras vers l’avant. Cette coordination complexe nécessite une synchronisation précise pour optimiser l’accélération horizontale tout en maintenant l’équilibre dynamique.

Le membre inférieur arrière développe généralement les forces les plus importantes et contribue majoritairement à l’accélération initiale. Sa poussée doit être dirigée selon un angle optimal (approximativement 45-50 degrés par rapport à l’horizontale) pour maximiser la composante horizontale de la force tout en assurant un dégagement efficace du starting-block.

La première foulée de sprint présente des caractéristiques techniques spécifiques qui la distinguent des foulées de vitesse maximale. Sa longueur est volontairement réduite (généralement 40-50% d’une foulée de vitesse maximale) pour maintenir une fréquence élevée et optimiser l’accélération. Le temps de contact au sol est significativement augmenté pour permettre une production de force maximale.

Exercices Spécialisés pour l’Amélioration du Départ

L’amélioration de la technique départ sprint nécessite un entraînement spécialisé incluant des exercices ciblés, des séances de répétition technique et un travail de développement des qualités physiques sous-jacentes. Cette approche méthodique permet une progression régulière et durable de vos performances de départ.

Entraînement Technique Spécifique

Les départs répétés constituent l’exercice fondamental pour l’amélioration de la technique départ sprint. Réalisez 8 à 12 séries de départs sur 15-20 mètres, en vous concentrant exclusivement sur la perfection technique plutôt que sur la vitesse absolue. Cette approche qualitative permet l’automatisation progressive des gestes techniques et l’optimisation de la coordination neuromusculaire.

Variez systématiquement les stimuli de départ pour améliorer votre adaptabilité et votre temps de réaction. Utilisez alternativement des signaux sonores (starter, clap, sifflet), visuels (mouvement de bras, chute d’objet) ou tactiles (contact sur l’épaule) pour développer votre réactivité dans différentes conditions. Cette variabilité prépare optimalement aux conditions réelles de compétition.

Les départs avec contraintes techniques constituent un excellent moyen de corriger les défauts spécifiques et d’améliorer certains aspects de votre technique. Réalisez des départs en gardant les yeux fermés pour améliorer votre équilibre proprioceptif, des départs avec différents réglages de starting-blocks pour optimiser votre position, ou des départs avec focus attentionnel spécifique (concentration sur la poussée des jambes, coordination des bras) pour affiner vos sensations techniques.

Développement de la Puissance Explosive

Le développement de la puissance explosive représente un prérequis indispensable à l’amélioration de la technique départ sprint. Les exercices pliométriques constituent la base de cette préparation physique spécialisée. Intégrez régulièrement des squat jumps, box jumps de différentes hauteurs, bounds horizontaux et standing long jumps pour développer la capacité de vos membres inférieurs à produire des forces importantes en temps limité.

La musculation spécialisée complète efficacement le travail pliométrique. Les squats profonds, développés avec des charges comprises entre 80 et 95% de votre maximum, développent la force maximale des muscles extenseurs des membres inférieurs. Les deadlifts et leurs variantes (roumain, sumo) renforcent spécifiquement la chaîne postérieure (ischio-jambiers, fessiers, erecteurs du rachis) particulièrement sollicitée lors de la poussée dans les starting-blocks.

Le travail du tronc (core training) mérite une attention particulière car un tronc stable et puissant constitue le lien indispensable entre la force développée par les membres inférieurs et sa transmission vers l’avant du corps. Planches dynamiques, mountain climbers à haute intensité, Russian twists lestés et exercices sur Swiss ball développent cette stabilité centrale essentielle à l’efficacité de la technique départ sprint.

Méthodes d’Entraînement Avancées

L’entraînement en résistance constitue une méthode avancée particulièrement efficace pour l’amélioration de la force spécifique au départ. Utilisez des traîneaux lestés, des élastiques de résistance ou des partenaires créant une résistance contrôlée pour augmenter la charge de travail lors des phases d’accélération. Cette surcharge progressive développe spécifiquement la capacité à produire des forces importantes dans les conditions gestuelles du sprint.

L’entraînement assisté (overspeed training) représente l’approche complémentaire à l’entraînement en résistance. Utilisez des élastiques de traction, des pentes descendantes légères ou des tapis roulants haute vitesse pour courir à des vitesses supérieures à vos possibilités actuelles. Cette méthode améliore la coordination intermuscualire haute fréquence et développe votre capacité à maintenir une technique efficace à vitesse élevée.

Selon les recommandations de l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP), l’alternance entre ces différentes méthodes d’entraînement (technique pure, résistance, assistance) au cours d’un microcycle optimise les adaptations et évite les phénomènes de stagnation.

Analyse Vidéo et Feedback Technique

L’utilisation de l’analyse vidéo constitue un outil incontournable pour l’amélioration de la technique départ sprint. Cette approche objective permet d’identifier précisément les défauts techniques, de quantifier les progrès et d’optimiser individuellement les paramètres de performance.

Paramètres Techniques à Analyser

L’analyse vidéo de la technique départ sprint doit se concentrer sur plusieurs paramètres clés mesurables objectivement. L’angle de sortie des starting-blocks (généralement optimal entre 40 et 50 degrés) influence directement l’efficacité de l’accélération initiale. Un angle trop faible limite la composante horizontale de la poussée, tandis qu’un angle excessif compromet l’équilibre et la fluidité de la première foulée.

La longueur et la fréquence des premières foulées constituent des indicateurs techniques précieux. Les premiers pas doivent présenter une longueur progressivement croissante (généralement 40%, 60%, 80%, 95% puis 100% de la longueur de foulée de vitesse maximale pour les cinq premières foulées) accompagnée d’une fréquence initialement très élevée puis stabilisée.

La position du tronc et l’évolution de l’angle d’inclinaison durant la phase d’accélération renseignent sur l’efficacité de la technique départ sprint. Le tronc doit progressivement se redresser depuis un angle initial d’environ 45 degrés jusqu’à la position verticale atteinte généralement vers le 8ème ou 10ème pas.

Outils et Technologies d’Analyse

Les applications mobiles modernes offrent des possibilités d’analyse technique accessibles et efficaces. Des applications comme Coach’s Eye, OnForm ou MyLift permettent un ralenti précis, des mesures d’angles et de vitesses, ainsi que des comparaisons avec des références techniques. Cette technologie démocratise l’accès à l’analyse vidéo pour tous les niveaux de pratique.

Les systèmes de chronométrage électronique plus sophistiqués (cellules photoélectriques, puces RFID) permettent une quantification précise des temps intermédiaires sur les premiers mètres de course. Ces données objectives facilitent l’évaluation des progrès et l’identification des points faibles spécifiques dans la séquence d’accélération.

L’électromyographie de surface, réservée aux structures d’entraînement de haut niveau, permet d’analyser l’activation musculaire spécifique durant la technique départ sprint. Cette technologie avancée optimise la coordination intermuscualire et identifie les déséquilibres de recrutement moteur.

Périodisation et Programmation de l’Entraînement du Départ

La programmation de l’entraînement spécifique au départ doit s’intégrer harmonieusement dans la planification générale de votre préparation sprint. Cette périodisation respecte les principes de progressivité, de spécificité et de récupération pour optimiser les adaptations techniques et physiques.

Phase de Développement Technique

Durant la période de préparation générale, généralement en début de saison, l’accent doit être mis sur l’acquisition et le perfectionnement des automatismes techniques. Cette phase privilégie la qualité sur la quantité, avec des séances incluant 15 à 25 départs techniques par session, réalisés à intensité sous-maximale (80-90% de l’intensité maximale).

La fréquence des séances techniques spécifiques au départ peut atteindre 3 à 4 sessions par semaine durant cette période, toujours en respectant des récupérations complètes entre les répétitions (2-3 minutes) et entre les séances (48 heures minimum). Cette approche favorise la mémorisation motrice et l’automatisation progressive des gestes techniques.

L’intégration d’exercices éducatifs et de situations pédagogiques variées maintient la motivation tout en développant différents aspects de la technique départ sprint. Départs depuis différentes positions (assis, couché, debout), départs réactifs sur signaux multiples, départs avec consignes techniques spécifiques enrichissent le répertoire moteur et améliorent l’adaptabilité.

Phase de Spécialisation Compétitive

À l’approche des compétitions importantes, la programmation évolue vers une spécialisation accrue avec des intensités maximales et des conditions de plus en plus proches de la compétition. Le volume des séances diminue (8 à 12 départs par session) tandis que l’intensité atteint systématiquement 95-100% de vos possibilités.

Cette phase intègre des séances de simulation compétitive incluant toutes les procédures réglementaires (appel, échauffement chronométré, temps d’attente), permettant une adaptation optimale aux conditions réelles de compétition. Ces séances reproduisent fidèlement le stress et les contraintes temporelles rencontrées en situation de performance.

L’analyse systématique des performances (chronométrage électronique, analyse vidéo) durant cette phase guide les ajustements techniques fins et maintient la motivation par la visualisation objective des progrès. Cette approche scientifique optimise les derniers détails techniques avant les échéances importantes.

Nutrition et Récupération Spécialisées pour le Sprint

L’optimisation de la technique départ sprint ne se limite pas aux aspects purement techniques mais nécessite également une approche holistique incluant la nutrition spécialisée et les stratégies de récupération adaptées aux contraintes physiologiques du sprint.

Stratégies Nutritionnelles Pré-Entraînement

La nutrition pré-entraînement pour les séances de technique départ sprint doit privilégier la disponibilité énergétique immédiate tout en évitant les troubles digestifs. Consommez un repas riche en glucides à index glycémique modéré 2-3 heures avant l’entraînement (pâtes, riz, avoine) pour constituer les réserves de glycogène musculaire nécessaires aux efforts explosifs répétés.

L’hydratation pré-exercice revêt une importance particulière car même une déshydratation légère (2-3% du poids corporel) peut réduire significativement la puissance développée et altérer la coordination neuromusculaire. Buvez 400-600 ml d’eau ou de boisson isotonique dans les 2 heures précédant l’entraînement, puis 150-200 ml dans les 15 minutes précédant l’échauffement.

La supplémentation en créatine monohydrate (3-5g par jour) peut améliorer significativement les performances lors d’efforts explosifs répétés. Cette supplémentation, scientifiquement validée et autorisée par l’Agence Mondiale Antidopage, optimise la resynthèse d’ATP lors des phases de récupération entre les répétitions.

Récupération et Adaptation

La récupération post-entraînement conditionne directement la qualité des adaptations techniques et physiques. La fenêtre post-exercice (30 minutes suivant l’entraînement) constitue une période critique pour optimiser la synthèse protéique et la reconstitution des réserves énergétiques. Consommez une collation incluant 20-25g de protéines de haute qualité et 30-40g de glucides rapidement assimilables.

Les techniques de récupération active (massage, électrostimulation, bains contrastés) facilitent l’élimination des métabolites et accélèrent les processus de régénération. Ces méthodes, utilisées systématiquement par les sprinters de haut niveau, permettent une récupération plus rapide et une qualité d’entraînement maintenue lors des séances suivantes.

Le sommeil constitue le pilier fondamental de la récupération et de l’adaptation à l’entraînement spécialisé en sprint. Durant les phases de sommeil profond se produisent la synthèse protéique, la sécrétion d’hormones anabolisantes (hormone de croissance, testostérone) et la consolidation des apprentissages moteurs. Visez 8-9 heures de sommeil de qualité, avec des horaires réguliers et un environnement optimisé.

Prévention des Blessures et Gestion des Risques

L’intensité maximale des efforts lors de l’entraînement de la technique départ sprint augmente mécaniquement le risque de blessures, particulièrement au niveau musculo-tendineux. Une approche préventive structurée constitue un investissement indispensable pour maintenir la continuité de votre progression.

Échauffement Spécialisé et Prévention

L’échauffement spécialisé pour les séances de départ doit inclure une activation progressive de tous les groupes musculaires sollicités lors des efforts explosifs. Après l’échauffement cardiovasculaire général, intégrez systématiquement des exercices de mobilité articulaire dynamique (circonductions d’épaules, rotations de hanches, flexions-extensions de chevilles) pour optimiser l’amplitude de mouvement articulaire.

Les exercices d’activation neuromusculaire spécifique (squats sautés légers, fentes dynamiques, montées de genoux rapides) préparent le système nerveux aux coordinations complexes du départ sprint. Cette préparation neuromusculaire réduit significativement le risque de blessures par défaut de coordination ou activation musculaire insuffisante.

L’intégration d’exercices proprioceptifs (équilibre unipodal, surfaces instables, yeux fermés) améliore le contrôle postural et la stabilité articulaire, éléments protecteurs essentiels lors des changements de direction rapides et des appuis déséquilibrés caractéristiques du départ sprint.

Renforcement Préventif et Équilibrage Musculaire

Le renforcement des muscles stabilisateurs profonds constitue une priorité préventive souvent négligée. Les muscles profonds de la hanche (petit et moyen fessier, piriforme, obturateurs) assurent la stabilité du bassin lors des appuis unilatéraux et préviennent les compensations pathologiques. Intégrez régulièrement des exercices spécifiques (coquillage, marche latérale avec élastique, squats unilatéraux) pour développer ces groupes musculaires.

L’équilibrage des forces entre muscles agonistes et antagonistes prévient les déséquilibres générateurs de blessures. Le ratio de force ischio-jambiers/quadriceps doit se situer autour de 60-80% pour garantir un équilibre optimal. Un renforcement spécifique des ischio-jambiers (Nordic curl, deadlift roumain, leg curl) compense souvent le déséquilibre créé par la prépondérance du travail en extension lors du sprint.

La mobilité et la souplesse des chaînes musculaires postérieures nécessitent une attention particulière chez les sprinters. Un manque de souplesse des ischio-jambiers, des mollets ou des fléchisseurs de hanche limite l’amplitude gestuelle et augmente les contraintes mécaniques sur les structures périarticulaires. Intégrez quotidiennement des étirements statiques et dynamiques ciblés.

Psychologie de la Performance et Gestion du Stress

La dimension psychologique de la technique départ sprint influence significativement la performance finale. La gestion du stress pré-compétitif, l’optimisation de la concentration et le développement de la confiance en soi constituent des éléments déterminants souvent sous-estimés dans la préparation des sprinters.

Techniques de Concentration et de Focalisation

Le développement de routines pré-départ standardisées améliore la reproductibilité de la performance et réduit l’influence des facteurs perturbateurs externes. Établissez une séquence d’actions précise et chronométrée incluant la préparation mentale, l’activation physique et le positionnement technique. Cette routine, répétée systématiquement à l’entraînement, devient un automatisme rassurant en compétition.

Les techniques de visualisation mentale permettent d’optimiser la préparation cognitive au départ. Visualisez mentalement votre départ parfait en intégrant tous les détails sensoriels (positions corporelles, sensations musculaires, signaux auditifs). Cette répétition mentale améliore la coordination neuromusculaire et réduit l’anxiété pré-compétitive par familiarisation cognitive avec la situation de performance.

La gestion attentionnelle constitue un élément clé de la performance en départ sprint. Développez votre capacité à focaliser votre attention sur les éléments techniques pertinents (sensation de poussée, coordination des membres) tout en filtrant les stimuli perturbateurs (bruit du public, stress des adversaires). Cette compétence attentionnelle s’entraîne spécifiquement par des exercices de concentration avec distracteurs.

Gestion du Stress et de l’Anxiété

L’anxiété pré-compétitive peut altérer significativement la technique départ sprint par augmentation de la tension musculaire, modification du timing moteur et perturbation de la coordination intermuscualire.

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